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Faits saillants
 

Les Faits Saillants 1980-1989

En 1980
Un petit groupe communautaire, appelé «Intégration enfants handicapés» a vu le jour. Ses promoteurs sont trois couples d’origine italienne, tous parents d’un enfant handicapé, dont Luciana Soave, qui deviendra plus tard, directrice de l'organime incorporé comme l'Association multi-ethnique pour l'intégration des personnes handicapées (AMEIPH).

Photo du 1er logo de l'association
Le premier logo de l'Association est conçu par Ingrid Caddeo. Il présente l'intégration (le mouvement
de la personne à mobilité réduite et l'entraide (la personne ayant une déficience intellectuelle).

1981, naissance

Les premiers années de l’AMEIPH sont mouvementées. L'organisme grandi en terme de services offerts et de membres activfs et le tout, en faisant ces premiers pas dans ce qui sera plus tard, le volet promotion. Elle obtient ses lettres patentes et sa reconnaissance en tant qu’organisme de charité. C'est le temps de la croissance! En effet, l'organisme reçoit ses premières subventions qui lui permettent de participer à des activités diverses dont le 1er Sommet socio-économique sur les personnes handicapées pendant lequel a été crée le Comité de coordination des organismes provinciaux qui deviendra, en 1985, la Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN).

1982, des fenêtres s'ouvrent!
L’Association fait ses premières expériences en matière de publications, d’organisation d’activités communautaires ainsi que dans le champ de la télévision. En mars 1982, débute l’émission «Nous sommes encore là», qui tiendra l’antenne pendant 16 ans, ouvrant un espace unique à la communauté des personnes handicapées.

1983

"Y a-t-il des personnes handicapées parmi les immigrants". C'est la phrase qui a été à la base d'une enquête réalisée par l'AMEIPH afin de pouvoir présenter des "chiffres" et des fait concrets aux personnes qui voulaient s'informer sur le sujet. Le rapport de l'enquête portait le titre "La problématique d'adaptation et d'intégration sociale des personnes handicapées appartenant aux différentes communautés culturelles".

En 1984
La demande de services ne cesse d’augmenter et grâce à l’aide de la Fondation Saputo, il est possible de louer des locaux adjacents à ceux déjà occupeés et prendre de l’expansion. Centraide et la Fondation Communautaire Canadienne Italienne accordent respectivement leur première subvention à l’organisme.

1985, encore d'autres tâches qui s'ajoutent!
L’hôpital Ste-Justine fait appel à l'Association pour collaborer à l’organisation d’une série de «semaines interculturelles»; cette activité a pour but de sensibiliser le personnel de l’hôpital aux différences et à améliorer les services offerts aux parents de diverses origines. C'est alors que débutent les sessions de formation à l’intention des intervenants des réseaux de services qui continuent toujours.

Une autre première, l’Association est invitée à Toronto pour participer à une première conférence sur les personnes handicapées des communautés ethnoculturelles. Elle soumet au "Committee on Equal Rights", à Ottawa son mémoire intitulé «Article 15 of the Canadian Charter of Human rights and Freedoms Vs the Canadian Law of Immigration».

Luciana Soave, fondatrice de l’Association, reçoit l'Insigne du Mérite Civique (aujourd'hui appelé le Prix du bénévolat), décerné par Santé et Bien-être Social Canada.

1986, des mots pour le dire...
L’Association organise son premier colloque «Les Minorités inVISIBLES». La dénomination, proposée par Kor Kor Amartejo, devient partie intégrante du vocabulaire propre de l'Association multi-ethnique, pour désigner les personnes handicapées issues de l’immigration.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) met sur pied un comité chargé de faire le point sur la situation de l’accessibilité aux services sociaux et de santé pour les communautés ethnoculturelles. Luciana Soave est nommée par la Ministre pour siéger sur le «Comité Sirros».

L'article 19 (1)a de Loi canadienne sur l'immigration exerce une discrimination envers les personnes handicapées en tant qu'éventuel «fardeau excessif pour le système de santé et des services sociaux. Pour tenter de changer cette approche médicale, l'Association crée un comité de travail qui aboutira à la production d’une étude sur l’état de la situation.

Un partenariat est établi avec la Commission de la santé et de la sécurité du travail (C.S.S.T.) ainsi qu’avec le ministère des Communautés culturelles et de l'Immigration pour offrir des cours de francisation aux accidentés de travail des communautés ethnoculturelles, afin d'augmenter leurs chances de retourner sur le marché du travail dans un emploi plus adéquat à leur condition physique. Le programme a été annulé deux ans plus tard, pour des raisons budgetaires, malgré l'intérêt et le nombre de participants.

1988
Le ministère de l’Éducation du Québec procède à la révision de la Loi sur l’instruction publique. L’Association produit un mémoire qui est présenté en Commission parlementaire ; elle organise le Colloque sur «L'intégration scolaire et les minorités inVISIBLES».

Luciana Soave est récipiendaire du Certificat du Mérite Civique, décerné par le Secrétariat d'État. En recevant le Certificat des mains du Secrétaire d’État, M. Lucien Bouchard, Mme Soave ne rate pas l'occasion de lui demander son appui quant à la modification de l'article 19(1)a de la Loi canadienne sur l'Immigration.

1989, l'expertise commence à porter fruit...
Cette année est riche en production de documents, d'abord, le rapport du colloque «L’intégration scolaire et les minorités inVISIBLES» et ensuite, production d'un outil de communication «Feuilles contacts» (traduite en neuf langues), ayant pour but de faciliter la communication entre les parents des enfants handicapés des communautés ethnoculturelles et les écoles. À ceci s'ajoute la production d’une vidéo intitulée «Vers des horizons plus vastes » et toujours dans un objectif de visibilité et de sensibilisation, l'Association publie le premier numéro de la revue «Minorité inVISIBLE».

 

 

 

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© Association multi-ethnique pour l'intégration des personnes handicapées,août 2008